Internationalisation, première étape

Si la plupart des grecs avaient eu une alternative de paiement à l’extérieur de la Grèce lorsque le gouvernement à décidé de fermer les banques en 2015, les agents économiques auraient pu continuer à commercer et échanger de la valeur. Le contraire s’est produit, puisque la population, généralement, s’est retrouvée sans moyens de paiement, ce qui a engendré la paralysie du pays. Un moyen efficace de garder de la marge de manœuvre dans ce type de situations (plus généralement contre les décisions stupides prises par les gouvernants pour qui l’objectif est le contrôle total des capitaux afin de taxer plus facilement les contribuables assujettis) est l’internationalisation.

La première mesure relativement facile à prendre est la diversification de ses moyens de paiement à l’international. Il s’agit d’avoir des alternatives au virement bancaire traditionnel depuis un compte situé dans sa propre juridiction. Voici quelques alternatives :

  • Paypal : service de paiement et de transfert de devises très largement utilisé. Il est possible d’accumuler de la devise monétaire libellée en plusieurs monnaies. Le transfert des avoirs est facilité et est gratuit entre les comptes Paypal. Le siège social est en Californie, ce qui constitue la principale faiblesse de ce service (les blocages de compte étant possibles sans décision de justice) ;
  • BitGold : service de stockage en ligne d’or physique dans des coffres, dans le monde entier. Il s’agit du pendant de Paypal, toutefois adossé à du métal précieux. Les frais sont modestes (1% à l’achat d’or, idem à la vente), le stockage étant gratuit. Comme Paypal, le transfert d’avoirs est gratuit entre les membres BitGold. Les transactions sont libellées en devise monétaire, toutefois le transfert réel s’effectue en grammes d’or, ce qui élimine les pertes de change lorsqu’il s’agit d’une transaction entre deux devises monétaires différentes (par exemple un transfert entre l’euro et le dollar US). Le for juridique est à Toronto, province de l’Ontario au Canada, la matière est sous la garde de Brinks dans sept lieux différents dans le monde ;
  • Bitcoin : monnaie digitale se basant sur un réseau décentralisé (il est donc difficile d’en prendre le contrôle) la plus utilisée dans le monde, notamment par les asiatiques. Il suffit d’un portefeuille numérique (par exemple l’application breadwallet pour iPhone) pour être capable de transférer des fonds à n’importe quel utilisateur dans la demi-heure. Comme il s’agit d’une monnaie, il faut préalablement changer votre devise locale en Bitcoin (BTC). Vous pouvez utiliser à cette fin un service de change tel que Bity.com (Suisse). Le grand avantage est la flexibilité, puisque, en fonction de la juridiction du service de change et des montants, pas besoin de fournir une identité. Il faut toutefois dire qu’une monnaie digitale est sujette à piraterie, en outre les transactions peuvent être surveillées facilement, enfin les transferts sont grevés de frais en fonction du service que vous utilisez.

Voilà trois idées de diversification internationale, si vous avez d’autres services que vous avez testés, je suis preneur. Ecrivez-moi au moyen du formulaire de contact.