France – scénario d’une dislocation

Depuis une vingtaine d’années, on assiste au renforcement de zones anarchiques et abandonnées par l’état français. Il s’agit de villes, dans les banlieues des grandes agglomérations, où la population s’est auto-organisée anarchiquement, c’est-à-dire que l’absence d’autorité étatique a fait place à une société qu’on peut qualifier d’apatride. Il s’agit littéralement d’enclaves non-françaises au sein du territoire français.

Les populations s’y sont organisées pour assurer leur fonctionnement. La force publique étant absente, ce sont donc des forces privées qui ont pris le contrôle. La plupart du temps, il s’agit de structures basées sur l’économie souterraine de la vente de drogues. Les chefs locaux contrôlent leur secteur respectif, ils appréhendent celui-ci comme un territoire et le surveillent en permanence au moyen d’hommes de liaison et de guetteurs.

En somme, ils se comportent comme un état, et contrôlent leur territoire au moyen de leur propre police. Plus généralement, la population s’organise en commerces, par exemple la surveillance d’un véhicule parqué, que le propriétaire dudit véhicule paye.

La source de revenu principale permettant de payer la drogue consommée provient des rentes et allocations de l’état. Ainsi, l’état, tant qu’il continue à assurer un flux constant de devise entrant dans ces enclaves, maintient une relative stabilité du système. Les populations sont contrôlées par les chefs locaux, qui font leur commerce et assouvissent leur désir de pouvoir.

Toutefois, les grandes agglomérations françaises sont sur le point de connaître un changement de situation.

On assiste depuis plusieurs années à un craquèlement du système social français. Cela a commencé par la disparition des versements des salaires aux militaires en mission à l’étranger. Ensuite, nous avons constaté des problèmes informatiques qui engendraient des oublis de virements de salaires aux gendarmes. Depuis quelques temps, on observe des cas de versements partiels de rentes à des personnes âgées retraitées.

Il semble donc que l’état français, face à la faillite du système de redistribution sociale, cherche à repousser le problème à plus tard en effectuant des coupes dans les versements de prestations. Il ne faut toutefois pas toucher à la stabilité des zones anarchisées, c’est pourquoi la tranche des 15 à 60 ans n’est pas touchée.

On ne coupe que dans les populations non-susceptibles de poser problème, soit les fonctionnaires publics et militaires, soumis à leur hiérarchie, et les personnes âgées, ne disposant pas de suffisamment d’énergie et de motivation.

Mais le problème, même repoussé, se présentera quoi qu’il arrive. Nous assisterons donc à une diminution du flux de devise arrivant dans lesdites enclaves. Les allocations seront diminuées, où carrément supprimées, pour les adultes. Au moment où cela se produira, les chefs locaux constaterons une diminution de leur revenu.

Organisés territorialement, ils devront mettre en œuvre une politique d’augmentation de la surface géographique sous contrôle, pour pouvoir augmenter leur base de clientèle et donc leur niveau de revenu. Nous assisterons alors à des prises de positions permanentes dans des quartiers jusqu’alors occupés et contrôlés par l’état français. Cela engendrera des heurts avec la police officielle et une fuite en masse des habitants, qui partiront se réfugier dans des zones moins hostiles.

Toute crise arrive avec un élément déclencheur, appelé catalyseur. La raréfaction des revenus provenant de l’état dans les zones anarchiques de France semble être un bon catalyseur pour une guerre territoriale d’expansion des sauvageons face à l’état officiel. Surveillons le déroulement des événements et réfléchissons au moyen de s’en prémunir.

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